Petite enquête :
Ses origines :
La très grande majorité des nombreuses espèces de phasmes vit dans les régions chaudes, La majorité des espèces a une distribution tropicale et équatoriale (Asie, Amérique et Océanie). Ils sont plus rares en Afrique continentale. On trouve notamment de nombreuses espèces dans les départements d'outre-mer, notamment en Guyane française. Il y a trois espèces qui vivent dans le sud de l'Europe dont une en France : le Clonopsis gallica (en photo ci-dessus) , ou phasme gaulois, qui vit dans le Sud de l'Europe (de l'Espagne à la Grèce) et le long du littoral Atlantique jusqu'en Bretagne. Aucun mâle de cette espèce n'a jamais pu être observé, les femelles se reproduisant seules, par parthénogénèse.
Le phasme est herbivore :
Les phasmes sont des insectes herbivores, plus précisément phytophages, se trouvant ainsi en bas de la chaîne alimentaire (on observe exceptionnellement des cas de cannibalisme en captivité en raison de la promiscuité des enceintes d'élevage).
Le phasme mange donc des feuilles (ronces, fougères mais souvent des feuilles plus exotiques selon leur origine).
Mais il a une sexualité complexe :
La reproduction peut être sexuée, mais peut également se faire par parthénogenèse thélytoque, sans fécondation, ne donnant naissance qu'à des femelles. Ainsi, pour certaines espèces, aucun mâle n'a encore été trouvé, son inexistence étant possible. Néanmoins, chez les phasmes rien n’est simple et hormis la reproduction sexuée classique et la parthénogenèse thélytoque , l’étude du groupe Bacillus (Scali et al 2003 a montré l’existence de 3 modes reproductifs supplémentaires que sont l’androgenèse, (l’œuf ne contient que le génome mâle et on obtient des mâles et des femelles), la gynogenèse (pour ainsi dire quasiment l’inverse de l’androgenèse mais on n’obtient que des femelles) et l’hybridogenèse (mécanisme particulièrement complexe correspondant à des croisements naturels entre espèces proches).
Les phasmes pondent des œufs de manière régulière à partir du moment où ils sont au stade adulte, les femelles pondent en moyenne 2 à 3 œufs par jour (fortement variable selon les espèces).
Il est à la mode :
Les phasmes sont de plus en plus fréquents en élevage, si bien que certains les apparentent à des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie), au même titre que les autres animaux de terrariophilie (Arachnides, reptiles, et amphibiens). L'Europe reste le principal foyer d'élevage, surtout dans le Nord (Allemagne, Belgique, Pays-Bas). On peut trouver en élevage 300 espèces différentes environ, et ce chiffre est en augmentation, de par l'introduction progressive de nouvelles espèces par des spécialistes. Beaucoup d'entre elles sont faciles d'élevage, séduisant chaque année de nouveaux amateurs.
Conclusion :
Le phasme est fascinant par ses capacités stratégiques de camouflage, facile d'élevage mais fragile (il craint le froid et les courants d'air par ses origines exotiques), il est complexe dans son "fonctionnement" (expliquer la sexualité du phasme à des primaires ne doit pas être une tâche des plus simples !). Mais, mis à part en Guyane et dans le sud de la France, on ne peut pas dire que le phasme est un insecte vraiment typique de nos belles régions françaises et il n'est pas possible de relâcher les élevages dans la nature.
Dans le mot environnement, il y a environ c'est à dire ce qui nous entoure directement. Eduquer à l'environnement c'est donc s'émerveiller en priorité sur des insectes qui bourdonnent, papillonnent et s'ébattent tous les jours autour de nous.
Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Phasmes
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